Au turbin, Maurice!

La semaine dernière, je vous ai parlé de la naissance et des premiers soins apportés à Maurice, mon levain. Depuis deux semaines qu’il est né, Maurice est maintenant fin prêt à être utilisé en cuisine. Aujourd’hui, je vais donc vous donner ma recette pour avoir du bon pain frais pour toute une semaine.

Maurice, tellement prêt qu’il en déborde

J’ai trouvé une nouvelle fois de nombreuses recettes pour utiliser mon levain, qui demandaient toutes des degrés d’implication différents.  Celle que j’ai retenu au final se trouve originellement ici. Je l’ai sélectionnée parce que c’est une des moins compliquées, et qu’elle est largement ouverte aux variantes.

Le pitch est simple: vous travaillez ensemble une mesure de levain, deux fois le poids de ce levain en liquide, et trois fois en farine. Vous ajoutez un peu de sel, et ensuite, à vous de choisir le temps de levée et la cuisson!

Pour le moment, j’ai fait trois fois cette recette, avec de bons résultats, et en suivant ces étapes :

1- Dans le bol d’un robot pâtissier (mais vous pouvez aussi faire cette étape à la main),  versez 200g de levain, 400g d’eau et 600g de farine (j’ai testé les mélanges froment-seigle, froment-sarrasin, froment-épeautre). Ajoutez environ 10g de sel. Mélangez les ingrédients environ 5 minutes avec le crochet pétrisseur.

2- Versez la pâte obtenue (elle est très collante ? Pas de problèmes, c’est parfaitement normal !) dans un saladier légèrement fariné (cela évitera que la pâte attache trop au fond). Couvrez avec un torchon, et laissez reposer plusieurs heures dans un endroit chaud à l’abri des courants d’air. Personnellement, je laisse lever en général de 14h à 21-22h. C’est long, mais les pâtes au levain lèvent très lentement, et encore plus quand vous utilisez des farines peu panifiables, comme le seigle.

3- Après la première pousse, versez la pâte dans un moule à cake recouvert de papier sulfurisé. À ce moment, vous pouvez la laisser pousser de nouveau à l’air libre, ou la mettre directement au réfrigérateur pour la nuit, toujours en la couvrant.

4-  Le lendemain matin, sortez votre moule du réfrigérateur, et laissez la pâte se remettre à température ambiante pendant 2 à 3 heures.

5- Préchauffez votre four à 200°. Quand il est prêt, remplissez une lèche frite ou un plat d’un à deux centimètres d’eau, et posez le au fond du four. Enfournez votre pain à mi-hauteur pour  une trentaine de minutes.

Vous êtes plutôt beurre ou confiture ?

It’s alive!

Dans ma cuisine, depuis deux semaines, une nouvelle créature à élu domicile. Non, il ne s’agit pas de celle de Frankenstein (parce que vous savez, vous, que l’on dit la créature de Frankenstein et non Frankenstein  tout court, qui lui est le créateur), mais d’une nouvelle aide culinaire, un levain prénommé Maurice. (La tradition veut que l’on donne un petit nom à son levain à sa naissance.)

Bonjour Maurice!

Mais pourquoi fais-tu ça, me direz-vous ? Et bien, pour ne plus me trouver à court de levure pour mon pain de la semaine (youpi, le supermarché de quartier qui ne vend que de la levure chimique!), et pour lui ajouter ce petit goût acidulé et cette mie bien aérée caractéristiques du bon pain tout frais.

Alors, avant toute chose, laissez moi vous donner quelques conseils, du haut de ma très grande expérience des derniers jours:

  • Le levain est une créature vivante, qui demande du soin et de l’attention. Même si, plus votre levain vieillira, moins il aura besoin de vous, ne vous lancez pas dans cette aventure si vous n’êtes pas prêt à lui consacrer plusieurs minutes par jour (ou si vous allez partir en vacances le week-end prochain). 
  • Vous trouverez de nombreuses recettes et beaucoup de conseils sur internet pour vous lancer. Personnellement, j’ai testé celle-ci, qui n’a pas marché, et celle-là, que je vais vois donner ici. Ensuite, on vous dira de le réfrigérer ou non, de le nourrir une fois par jour ou deux, de le laisser doubler de volume ou tripler, etc. Mon conseil ? Testez, et quand vous aurez trouvé ce qui vous convient, restez constant, c’est le secret de la réussite.
  • Vous pouvez faire votre levain avec n’importe quelle farine qui contient un peu de gluten. Le plus souvent, on vous dira d’utiliser du seigle les premiers temps, car il fermente plus facilement. Les farines moins raffinées fonctionnent également mieux.
  • L’environnement de votre levain compte beaucoup dans sa réussite. Essayez de le faire à un moment où il fait bien chaud et pas trop humide, cela vous évitera quelques déboires (hello moisissures incontrôlées !). De même, pensez à bien nettoyer vos ustensiles avant chaque utilisation, mais ne les stérilisez ou ne les désinfectez pas, le levain aime bien ses amies bactéries.

Et maintenant, voici comment Maurice est né.

Ustensiles et ingrédients 
Farine de seigle complète
Farine de froment T65
Eau en bouteille (de source ou minérale)
Une cuillère en bois
Un grand pot en verre a avec couvercle (type Le parfait )
Deux petits pots de capacité identique (j’ai utilisé deux pots de crème dessert La laitière )

Étape 1 

Versez dans le grand pot 50g de farine de seigle et 50g d’eau à température ambiante.
Mélangez avec la cuillère jusqu’à obtenir une pâte lisse.
Posez le couvercle sur le pot sans fermer hermétiquement et laissez reposer trois jours à température ambiante. (J’ai laissé mon pot sur le comptoir de la cuisine) 
Durant ces trois jours, de la moisissure peut apparaître à la surface de la pâte. Dans ce cas, enlevez la délicatement et entièrement, une à deux fois par jour. Ce n’est pas grave, car elle reste uniquement en surface, sans atteindre le coeur de la pâte.

Étape 2 

Au bout de trois jours, ôtez du grand pot la quantité de pâte nécessaire à remplir un des petits pots. Jetez cette partie.
Remplissez l’autre pot de farine de seigle à deux reprises, et versez sur le reste de pâte dans le grand pot.
Ajoutez un petit pot d’eau à température ambiante, et mélangez bien.
Laissez de nouveau reposer trois jours. Enlevez les moisissures si nécessaire.

Étape 3 

Au bout de trois jours supplémentaires, votre levain dégage une odeur aigrelette et des bulles commencent à apparaître. Bravo, il est né, vous pouvez lui donner son petit nom!
À partir de ce moment, il faudra le nourrir deux fois par jour avec la farine de froment en répétant les opérations que vous avez faites à l’étape 2 de la recette. Il est important de toujours enlever une partie du levain avant de le nourrir, sinon vous vous retrouverez rapidement avec des quantités ingérables!
Le levain est prêt à être utilisé pour faire du pain lorsqu’il augmente bien de volume entre deux nourrissages, que de nombreuses bulles sont présentes à la surface et dans la pâte, et que sa texture est très crémeuse.

Maurice après une semaine de nourrissage


Et après ?

Le levain peut être conservé à température ambiante, ou au réfrigérateur si vous ne l’utilisez pas plus d’une fois par semaine. 
Dans le premier cas, continuez à le nourrir deux fois par jour.
 Dans le second, mettez le au réfrigérateur lorsqu’il a bien poussé après un nourrissage. Sortez le une fois par jour pour l’aérer en le remuant avec la cuillère en bois. 48h avant de l’utiliser, sortez le du réfrigérateur et laissez le se remettre à température pendant une journée, puis reprenez le nourrissage deux fois par jour.

Rafraîchissement express

Aujourd’hui, les amis, on va parler glace.

Ça fait maintenant quelques années que je réfléchis à m’acheter un appareil pour faire des glaces et sorbets maison. Mais bon, une vraie turbine, c’est beaucoup trop cher et encombrant pour l’usage que je vais en faire; chaque fois que je fantasme en magasin sur une sorbetière, je m’aperçois que j’ai oublié de mesurer les bacs de mon congélateur pour savoir si le bloc réfrigéré rentrerait; et les nouveaux appareils qui transforment les fruits surgelés en crème glacée demandent bien souvent d’utiliser une banane pour obtenir la texture adéquate, et les bananes, c’est le mal absolu.

J’avais donc fait le deuil d’obtenir autre chose que des granités en mettant au congélateur des jus de fruits ou des compotes, jusqu’à ce que j’assiste à une présentation du dernier modèle de Thermomix où la démonstratrice obtenait un sorbet bien onctueux avec juste des fruits congelés et du sucre. Alors, oui, je n’ai pas de Thermomix, mais après quelques recherches (Pinterest est mon ami), j’ai découvert qu’on pouvait faire la même chose avec un simple robot ménager !

Voici donc une recette hyper simple et ultra rapide, qui vous permettra d’obtenir un sorbet maison plein de fruits, et à manger sans culpabilité aucune !

Sorbet fruits rouges

Ingrédients 
2 barquettes de groseilles
1 barquette de cassis
1 barquette de framboises
1 barquette de fraise
1 blanc d’oeuf
Du sucre glace, selon votre goût

Étape 1
Lavez et équeutez cassis et groseilles.
Lavez les fraises et framboises, et coupez les fraises en morceaux.
Placez vos fruits au congélateur pour 8 heures minimum.

Étape 2
Placez les fruits dans le robot muni de la lame pour hacher.
Mixez par à coups jusqu’à obtenir une texture de compote.
Ajoutez du sucre à votre goût, puis le blanc d’oeuf.
Mixez de nouveau jusqu’à obtenir une texture crémeuse. (le mélange va augmenter de volume, c’est normal)

Sorbet tout juste fait

Dégustez immédiatement, ou placez au congélateur dans un contenant hermétique.

Pardon, mais c’est bon

*mode plagiat culinaire on* (vous aurez sans doute reconnu dans ce titre une variante du slogan d’une marque de fromage bien connue dans les cantines de France)

Amateurs de pasta à l’italienne, al dente, cuisinées à la dernière minute et servies fumantes avec du parmesan fraîchement râpé, passez votre chemin. Aujourd’hui, je vous présente une recette qui s’adresse avant tout aux flemmards, à ceux qui veulent manger des pâtes sans avoir la pression du minuteur, vite fait bien fait, et qui les aiment fondantes.

Sacrilège,donc, et bienvenue à mes one pot pasta aux légumes de printemps.

Ingrédients
250g de pâtes (prenez en des qui se tiennent bien à la cuisson, elles vont quand même rester au chaud une bonne vingtaine de minutes. Ici, j’ai pris des torsades au petit épeautre et blé complet de Bjorg.)
2 petites courgettes rondes
4 petites carottes
500g de fèves fraîches (encore dans leurs cosses)
80 cl d’eau
1 gousse d’ail
2 branches de thym
1 bouillon de légumes
Sel, poivre

Étape 1
Écossez les fèves, et lavez les.
Faites les précuire 3 minutes dans une grande casserole d’eau bouillante.
Égouttez les, et retirez la peau épaisse qui les entoure.
Lavez les courgettes, et coupez les en petits dés.
Lavez et épluchez les carottes, et coupez les en petits morceaux.
Dégermez l’ail et émincez le.

Étape 2
Dans une grande casserole, versez les pâtes crues.
Recouvrez avec les légumes, puis ajoutez l’ail, le thym et le bouillon.
Salez, poivrez.
Arrosez avec l’eau et portez à ébullition.
Quand le liquide bout, baissez un peu le feu (sur ma plaque, je suis passée de 12, le maximum, à 7)
Laissez cuire environ 20 minutes, jusqu’à ce que tout le liquide soit absorbé, en remuant de temps à autre pour que le fond n’accroche pas.
Servez avec un peu de fromage (pour continuer dans le sacrilège, j’ai utilisé du cheddar vieux râpé)

Revisiter ses classiques

Je ne sais pas pour vous, mais il y a des recettes dont je ne pourrais pas me passer, dont je ne me lasse pas, et que je pourrais manger pendant des semaines sans soucis. Mais parfois, il peut être difficile de trouver les ingrédients nécessaires (surtout quand vous dépendez du panier d’une AMAP!).

C’est ce qui s’est passé cette semaine avec le taboulé de ma maman. Dès que la température dépasse les 25°, je rêve d’en cuisiner. Mais comment faire, quand il n’y a pas l’ombre d’un concombre à l’horizon? Revisiter la base, pardi!

Partant de l’idée générale de cette recette, je vous propose donc un taboulé à la courgette et au fenouil.

Ingrédients
275g de semoule de couscous moyenne (par pitié, surtout pas la version qui se cuit en 5 minutes)
1 grosse courgette
1 bulbe de fenouil
2 tomates
8 càs d’huile d’olive
8 càs de jus de citron
30 feuilles de menthe
Le citron et la menthe se dosent selon votre goût.

Recette
Lavez les légumes.
Émincez finement le fenouil, et coupez courgette et tomates en petits dés.
Dans un saladier, versez la semoule puis, dans l’ordre, la courgette, le fenouil et les tomates.
Arrosez d’huile et de citron, et mélangez bien.
Ajoutez les feuilles de menthe coupées en petits morceaux.
Réservez au réfrigérateur pendant une demi-journée ou une nuit, en mélangeant régulièrement.
Le taboulé est prêt quand la semoule est bien gonflée.

L’été est là

Le temps s’en rapproche de plus en plus chaque jour : le soleil se couche de plus en plus tard, les températures ne descendent plus en dessous de 15, et les nuages se font de plus en plus clairs. Et pourtant, de temps à autres, un bon orage nous rappelle que jeans et baskets ne peuvent pas encore complètement disparaître au fond du placard.

Pour cette raison, cette semaine je vous propose une recette aussi bonne tiède, juste finie, que froide les jours d’après. J’en ai trouvé l’idée ici.

Salade de lentilles, légumes racines et feta 

Ingrédients
2 betteraves crues
4 carottes
1 tête d’ail jeune
150g de lentilles vertes
200g de feta
2 càs d’huile d’olive
2 càs de vinaigre de cidre
Le jus d’un demi citron vert
Sel,poivre

Étape 1
Lavez et pelez les légumes.
Coupez les en gros morceaux.
Placez les dans un plat à four et arrosez les avec l’huile.
Enfournez à 180° pour 50 minutes.

Étape 2
Faites cuire les lentilles dans trois fois leur volume d’eau, 25 minutes environ.
Coupez la feta en cubes.

Étape 3
Laissez tiédir les légumes et les lentilles,puis versez les dans un saladier.
Ajoutez la feta et mélangez.
Arrosez de citron et de vinaigre, salez et poivrez.

Chou chouchou

Vous avez vu comme mes titres s’améliorent de semaine en semaine ? Bon, cette fois-ci, pardonnez l’état de mon pauvre cerveau en ce long week-end où mon activité la plus importante, au milieu d’une mare de binge watching sur Netflix et de rattrapage de lecture en retard, sera d’aller au vide-grenier des bords de Seine (si la rediff de Maisons à vendre ne me plaît pas).

Bref, ce que je voulais vous dire, c’est qu’aujourd’hui nous allons encore parler de chou. Contrairement à la semaine dernière, cependant, il sera cette fois pointu. Et il nous permettra de faire deux recettes.

Muffins et petits cakes au chou et au chèvre 
Cette recette est un mix de celle-ci et d’une base de cake salé empruntée aux cakes de Sophie qui étaient très célèbres il y a quelques années.

Ingrédients
150g de farine T65
3 oeufs
10 cl d’huile d’olive
125 g de lait
1/2 chou pointu
150 g de chèvre frais
70g de gruyère rapé
1 sachet de levure chimique
2 pincées de sel
2 pincées de poivre

Étape 1
Lavez le chou, ôtez les feuilles les plus abîmées et le coeur.
Émincez en la moitié, et placez les lanières obtenues dans une grande passoire.
Versez dessus 2 litres d’eau bouillante. (méthode pour blanchir en express, mais vous pouvez aussi plonger les lanières 5 minutes dans une grande casserole d’eau bouillante.)
Laissez reposer.

Étape 2
Versez la farine et la levure dans un saladier.
Ajoutez les oeufs, puis délayez la pâte avec l’huile et le lait.
Ajoutez le gruyère, le sel et le poivre.
Ajoutez le chou, puis émiettez le chèvre dans la pâte.
Versez la pâte dans des petits moules ronds ou rectangulaires et enfournez à 180° pour 20 à 25 minutes.

Chou et petits pois aux épices
Celle-là vient de la feuille de chou de mon AMAP

Ingrédients
1/2 chou pointu
250g de petits pois (500g avec les cosses)
8 petites carottes nouvelles
1 càc de piment d’espelette
1 càc de graines de cumin
1 càc de sucre
1 càc de curcuma
1 càc de gingembre
Huile d’olive

Étape 1
Lavez le chou, ôtez les feuilles les plus abîmées et le coeur.
Émincez en la moitié, et placez les lanières obtenues dans une grande passoire.
Versez dessus 2 litres d’eau bouillante. (méthode pour blanchir en express, mais vous pouvez aussi plonger les lanières 5 minutes dans une grande casserole d’eau bouillante.)
Laissez reposer.

Étape 2
Ecossez et lavez les petits pois.
Lavez les carottes et coupez les en grosses rondelles.
Dans une grande sauteuse,faites chauffer un peu d’huile avec le cumin et le piment.
Ajoutez les petits pois, laissez cuire quelques minutes.
Ajoutez le chou et les carottes, puis le reste des épices.
Mélangez, puis arrosez d’un verre d’eau.
Couvrez et laissez cuire une vingtaine de minutes à feu moyen.

Bête comme chou

J’aurais aussi pu intituler cet article « Il fait chaud! ». Beaucoup, beaucoup trop chaud. Chachat traîne sa carcasse poilue de son panier à la terrasse, de la terrasse à son plaid, et de son plaid au parquet, en soulignant tous ces efforts de soupirs à fendre l’âme. De mon côté, j’ai ressorti les fringues de plein été, combi, robes et grandes jupes que j’achète chaque année à pas cher chez H&M.

Et dans tout ça, je n’ai aucune envie de cuisiner. Mais comme il faut quand même bien venir à bout du panier de la semaine, je vous ai trouvé deux recettes à manger froides, pas compliquées, et qui ne demandent pas plus d’une trentaine de minutes devant les fourneaux.

Grosse omelette aux pommes de terre et à l’aillet 

Ingrédients
1 kg de pommes de terre
1 botte d’aillet (l’aillet est aux gousses d’ail ce que l’oignon nouveau est aux oignons de garde)
8 oeufs
Sel, poivre et huile d’olive

Étape 1
Lavez et épluchez les légumes.
Coupez les en petits dés.
Faites chauffer un peu d’huile dans une grande sauteuse allant au four.
Versez les légumes et faites revenir quelques minutes à feu vif.
Salez, poivrez, et laissez cuire 15 minutes à feu moyen, jusqu’à ce que les pommes de terre soient fondantes.

Étape 2
Battez les oeufs en omelette.
Salez, poivrez.
Versez les oeufs sur les légumes, et enfournez à 180° pour 15 minutes.

Salade de chou rave

Ingrédients
2 petits chous raves
1 càc de sucre
1 càc de nuoc-mam
1 càc de vinaigre de riz
1/2 càc d’huile de sésame
2 càc d’huile d’olive
Le jus d’un demi citron vert

Recette
Lavez et épluchez les chous.
Râpez les grossièrement.
Mélangez les ingrédients de la vinaigrette dans leur ordre d’apparition dans la liste des ingrédients.
Versez la vinaigrette sur le chou, et laissez reposer quelques heures au réfrigérateur.

Blettes forever

Être à l’AMAP m’a permis, en un an de distributions, de réévaluer mon opinion sur certains légumes. Parmi ceux-ci, les blettes sont dans doute celles qui ont connu le saut le plus important, de « eurgh, non merci, jamais de la vie » (vous vous souvenez, vous aussi, des blettes toutes molles dans cette sauce blanche semi-épaisse, servies à la cantine ?) à « quand est-ce qu’on en aura, cette saison? ».

Et j’ai eu envie de prêcher la bonne parole, et de faire en sorte de ramener vers ces jolies feuilles vertes aux cotes blanches tous ceux qui m’avaient dit, la première fois que j’en avais dans mon panier,  » tu vas voir, même bien cuit, c’est dégueu ». Pour ce faire, j’ai repéré une recette de tourte qui adoucit le goût un peu amer de la blette en le mélangeant au crémeux de la ricotta. Pour faire passer encore mieux la pilule, vous pouvez ajouter comme moi de la salade, au goût très neutre.


Tourte aux blettes et aux oeufs
Ingrédients
250g de farine blanche
160g de beurre demi-sel froid coupé en dés
500g de ricotta (200 pour la pâte et 300 pour la garniture)
400g de blettes (cotes et feuilles)
1 salade moyenne
6 oeufs
60g de parmesan râpé
Sel, poivre, muscade

Étape 1
Dans un saladier, versez la farine et le beurre.
Mélangez les à la main jusqu’à obtenir une texture ressemblant à celle d’une pâte à crumble.
Ajoutez la ricotta, et mélangez jusqu’à obtenir une pâte bien homogène.
Filmez la pâte, et laissez reposer 30 minutes au réfrigérateur.

Étape 2
Lavez la salade, coupez la base et enlevez les feuilles abîmées.
Lavez les blettes.
Déchirez blettes et salade avec les doigts, et placez les morceaux dans une grande poêle.
Faites chauffer la poêle à feu moyen, couvrez, et laissez flétrir les feuilles jusqu’à ce que leur volume ait réduit de moitié.
Quand les légumes sont cuits,versez les dans une passoire et laissez les égoutter jusqu’à refroidissement.

Étape 3
Pressez les légumes dans vos mains pour retirer l’excédent d’eau.
Coupez les de nouveau grossièrement au couteau.
Versez les dans un saladier, ajoutez la ricotta restante et deux oeufs battus.
Mélangez, puis incorporez le parmesan.
Salez, poivrez, et ajoutez une pincée de muscade.

Étape 4
Sortez la pâte du réfrigérateur et divisez la en deux.
Étalez les deux morceaux aux dimensions de votre moule à tarte.
Foncez l’une des pâtes au fond de votre moule, et piquez la à l’aide d’une fourchette.
Versez dessus la préparation à la ricotta.
À quatre endroits (à 2-3 cm du bord du moule), faites des creux dans la garniture, et cassez un oeuf dans chaque creux.
Recouvrez avec la deuxième pâte.
Humidifiez les bords des deux pâtes et soudez les avec vos doigts.
Faites un trou au centre de votre tourte (cela permettra à la vapeur de s’échapper pendant la cuisson), et badigeonnez le dessus de lait.
Enfournez à 190° pour 50 minutes.

Nostalgie

Cette semaine, j’ai décidé de revenir sur une recette qui fait partie de mes hits culinaires depuis quelques années déjà, un bon gros gâteau qui satisfait petits et grands à toute heure du jour, en s’inspirant d’un des grands classiques de la cour de récré.

Lequel, me direz-vous? Voici quelques indices: son créateur est un « papi » gâteau, il vient généralement dans une barquette en faux aluminium, il arbore de jolies « rayures », se décline en plusieurs formats (dont un, miam ultime, avec une barre de chocolat au milieu), et son nom évoque les grandes plaines africaines. Vous avez trouvé? Oui, il s’agit bien du Savane!
Pour tout vous avouer, ça fait un certain nombre d’années que je n’en ai plus mangé. De peur surtout d’être déçue (Vous avez remarqué, vous aussi, que les grands favoris de notre enfance n’ont plus tout à fait le même goût?). Mais je me souviens comme si c’était hier de sa saveur sucrée et très peu chocolatée, de sa texture dense, et de la barquette dont on raclait les bords avec le doigt pour ne pas en perdre une miette! Bref, le Savane occupe une belle place dans mon panthéon de la nostalgie culinaire, tout en haut avec les petits coeurs au chocolat et les coquelines à la fraise.

Et aujourd’hui, je vais vous permettre de revivre un petit bout de votre enfance, avec cette recette de marbré façon Savane, qui reproduit quasi à l’identique l’original. Si vous cherchez sur le net, vous trouverez cette recette sous le nom de cake excellent.


Ingrédients
250g de farine
250g de sucre blanc
150g de beurre demi-sel fondu
4 oeufs
4 càs de lait
2 càs de cacao en poudre (cacao sucré type « poulain »)
1 sachet de sucre vanillé
1 sachet de levure chimique

Recette
Dans un saladier, mélangez les sucres, le beurre et les oeufs.
Ajoutez le lait, puis la farine et la levure.
Divisez la pâte dans deux bols, et ajoutez le cacao dans l’un d’eux.
Versez la pâte nature dans le fonds d’un moule recouvert de papier sulfurisé. (rond ou rectangle, à vous de voir)
Recouvrez avec la pâte au cacao.
Avec une fourchette, faites des boucles dans la pâte en partant du fonds du moule vers le haut.
Enfournez à 180° pour 55 minutes.