Joyeux Noël

Comme vous n’êtes pas sans l’ignorer, aujourd’hui on fête Noël. Pour l’occasion, et pour la première fois depuis qu’elle y habite, je suis chez ma soeur et sa famille à Berlin. Comme on le fait chaque année, on s’est mises aux fourneaux pour une bonne partie du 24 et du 25, notamment pour concocter le menu que je vous donne dans cet article, qui a nourri la famille pour ce dimanche midi.

En entrée, gambas rôties au chorizo.
La recette d’origine, c’est ici.

Ingrédients
20 gambas fraîches ou surgelées (dans ce cas, faites les décongeler la veille)
10 grosses tranches de chorizo, coupées en deux.
2 càs d’huile d’olive
2 càs de jus de citron vert
1 gousse d’ail
Sel, poivre

Étape 1
Décortiquez les gambas, et enlevez le boyau central.
Épluchez la gousse d’ail, et écrasez la.
Dans un saladier, mélangez l’huile d’olive, le jus de citron et l’ail.
Placez les gambas dans cette marinade, et laissez reposer une trentaine de minutes à température ambiante.

Étape 2
Égouttez les gambas.
Piquez les sur des pics à brochette en bois, et ajoutez une demi tranche de chorizo par gambas.
Faites cuire dans une poêle légèrement huilée, une à deux minutes par face.

En plat, un jambon fondant à la bière.
Une recette typiquement allemande

Une assiette complète et réconfortante

Ingrédients
1 rôti de jambon de 1,5 kg, avec sa couenne
2 oignons
2 panais
3 carottes
1 boule de céleri rave
6 pommes de terre
1 gousse d’ail
1 càs de concentré de tomates
1 càs de cumin moulu
3 càs d’huile de tournesol
1/2 càs de marjolaine
25cl de bière brune
1l de fond de veau
Sel, poivre

Étape 1
Frottez le rôti côté chair avec le cumin, du sel et du poivre.
Épluchez les oignons et l’ail, coupez les en petits morceaux.
Lavez les carottes et les panais, coupez les en gros tronçons. Épluchez et lavez les pommes de terre et le céleri, et coupez les en gros morceaux.

Étape 2
Dans une cocotte pouvant passer au four, faites dorer le rôti dans l’huile de tournesol, environ 3 minutes de chaque côté. (sauf sur la couenne)
Retirez le rôti, puis versez dans la cocotte les oignons et l’ail et faites les dorer.
Ajoutez le concentré de tomates, et laissez cuire quelques secondes.
Déglacez avec une partie de la bière, et portez à ébullition.
Ajoutez le restant de bière, et le fond de veau.
Placez les légumes dans le fond de la cocotte et disposez dessus le rôti, côté couenne vers le fond.
Enfournez pour 1h45 à 130º.

Étape 3
Sortez le rôti de la cocotte, retournez le, et dessinez des croisillons sur la couenne avec un couteau.
Replacez le rôti dans la cocotte, côté couenne vers le haut.
Enfournez de nouveau à 130º pour 2h15.
Le rôti est cuit à partir du moment où le jus qui en sort si on le pique est transparent.

Étape 4
Quand le rôti est cuit, sortez le de la cocotte.
Placez votre four en position « grill ». Quand il est arrivé à température, placez votre rôti côté couenne vers le haut directement sur une grille, et laissez rôtir 8 minutes. (Pensez à placer une lèche-frite sous la grille pour protéger la sole de votre four)

Un rôti bien grillé



Pendant que le rôti finit de cuire, prélevez quelques louches de jus de cuisson, assaisonnez avec sel, poivre et marjolaine, et faites réduire pour obtenir une sauce assez épaisse.

En dessert, finissez avec ce gâteau glacé comme une alaska bombe.
La recette de départ est ici.

Ingrédients
pour la base en brownie
115g de beurre fondu
150g de sucre
280g de chocolat noir
65g de farine
20g de cacao en poudre
2 oeufs
pour la couche intermédiaire
50g de riz soufflé nature
30g de noisettes concassées
100g de chocolat noir
pour les couches supérieures
1/2L de glace à la vanille
1/2L de glace à la noisette
100g de noix de pécan
Sucre et beurre
4 blancs d’oeufs
130g de sucre
30g d’eau

Étape 1, le brownie
Dans un saladier, mélangez le beurre et le sucre.
Ajoutez les oeufs battus.
Coupez le chocolat en petits morceaux, ajoutez le au saladier.
Versez la farine et le cacao, et mélangez.
Versez dans un moule à charnière recouvert de papier sulfurisé, et enfournez à 180º pour une vingtaine de minutes.

Étape 2, la couche intermédiaire
Laissez refroidir complètement le brownie, et démoulez le.
Chemisez votre moule à charnière de deux couches de film plastique résistant à la congélation, et replacez le brownie au fond.
Dans un bol, mélangez le riz soufflé et les noisettes.
Faites fondre le chocolat, et versez le dans le bol.
Mélangez, puis versez sur la base de brownie.
Laissez reposer jusqu’à ce que la couche intermédiaire soit solidifiée.

Étape 3, première: les couches de glace
Sortez la glace vanille du congélateur.
Coupez grossièrement les noix de pécan, faites les caraméliser quelques minutes dans une poêle avec un peu de beurre et de sucre.
Dans un saladier, versez la glace et travaillez la quelques minutes, jusqu’à obtenir une texture crémeuse.
Ajoutez les noix de pécan, et mélangez.
Versez le mélange sur la couche intermédiaire, et laissez figer au congélateur.
Quand la couche de glace vanille est bien prise, sortez ka glace noisette du congélateur.
Dans un saladier, versez la glace et travaillez la quelques minutes, jusqu’à obtenir une texture crémeuse.
Versez le mélange sur la couche de glace vanille, et laissez figer au congélateur.

Étape 3, deuxième: la meringue italienne
Dans une casserole, versez le sucre et l’eau.
Portez à ébullition.
Quand le sirop bout, commencez à battre les blancs d’oeufs en neige.
Lorsque les blancs commencent à bien monter (le fouet commence à laisser des traces dans le mélange) et que le sirop est environ à 121º (si vous n’avez pas de thermomètre à sucre pour vérifier la température du sirop, versez en une goutte dans un verre d’eau froide; quand elle devient malléable, le sirop est prêt), versez le sirop dans les blancs et continuez de battre jusqu’à ce que la meringue soit redescendue à température ambiante.
A l’aide d’une poche à douille, disposez la meringue sur la dernière couche de glace.
Brûlez la meringue au chalumeau.
Laissez le gâteau reposer au congélateur jusqu’à dégustation.

Dernière semaine de l’année à l’AMAP

Ce jeudi, c’était la dernière distribution de l’année à l’AMAP. En effet, la période des fêtes correspond, ici, à des vacances (bien méritées, je pense) pour nos producteurs.

Cet arrêt momentané est l’occasion de vous livrer quelques réflexions que je me suis faites récemment, concernant ce que mon adhésion a changé dans mes habitudes depuis le mois d’avril.
Voici donc ce que l’AMAP a fait pour moi cette année:

  • Changer ma manière de faire les courses: je n’ai plus besoin de me casser la tête à trouver des idées de repas pour la semaine, je construis mes plats autour des légumes de mon panier. Résultat, je n’ai jamais testé autant de recettes que ces derniers mois, et je ne suis que très peu revenue à celles que j’avais l’habitude de faire souvent avant.
  • Découvrir de nouveaux légumes : céleri rave,  pâtisson, blettes, courge butternut, concombre noa, sont venus agrandir mes horizons culinaires. Très heureusement,  je n’ai eu qu’une fois un légume que je n’apprécie pas (du chou fleur,  que je me suis empressée de donner) 
  • Réduire drastiquement ma consommation de viande et de poisson : je n’arrive pas à me souvenir de la dernière fois où j’en ai cuisiné à la maison. Depuis quelques semaines, je ne parviens même plus à en acheter. Je trouve tellement de satisfaction dans les plats végétariens que je ne vois pas l’intérêt de cuisiner autrement.  Je continue cependant à manger viande et poisson quand je suis dehors, mais je me demande de plus en plus si cela ne vas pas changer aussi. On verra bien en 2017.
  • Faire partager : cet été notamment,  les quantités de mon panier étaient énormes, et j’ai en plus profité des légumes restant après plusieurs distributions. J’ai donc redistribué autour de moi ce que je ne pouvais pas consommer, et essayé de planter les germes du « consommer local ».

    Bref, huit mois très productifs! Mon compte Pinterest regorge de recettes ultra apétissantes, je contribue à la petite échelle au bien-être de la planète en favorisant une production locale et durable et en réduisant les protéines animales, et je combine cuisine saine et économies (adieu les ingrédients non utilisés sur la semaine! ).

    Après ce bla-bla assez long, je vous donne ce que vous attendez,  mes deux recettes de la semaine. 

    Tarte betteraves-feta 


    Ingrédients 
    150g de farine de seigle
    100g de farine de blé T65
    100g de beurre demi sel fondu
    10cl d’eau tiède
    1 càc de levure chimique
    500g de betteraves crues (environ 3 pièces de taille moyenne)
    200g de feta
    25cl de lait
    2 oeufs
    Sel, poivre, muscade en poudre

    Étape 1
    Dans un saladier, versez dans l’ordre les farines, la levure, le beurre et l’eau.
    Mélangez pour obtenir une pâte homogène.
    Étalez la pâte sur une feuille de papier sulfurisé, et placez la dans votre moule à tarte.
    Laissez reposer au réfrigérateur.

    Étape 2
    Lavez et épluchez les betteraves.
    Enlevez les parties fibreuses, et rapez les finement (avec un robot, ça passe nickel).
    Dans un bol, battez les oeufs et le lait.
    Assaisonnez la préparation au lait avec sel, poivre et muscade.

    Étape 3
    Sortez la pâte du réfrigérateur, et piquez le fond avec une fourchette.
    Versez les betteraves râpées, puis le mélange lait-oeufs.
    Coupez la feta en petits dés, et répartissez la sur la tarte.
    Enfournez à 220º pour 35 minutes.

    Avec ça? Une bonne soupe carottes-céleri.


    Ingrédients
    500g de céleri branche
    500g de carottes
    1 bouillon de légumes

    Recette
    Lavez et épluchez les carottes, coupez les en gros morceaux.
    Lavez le céleri, enlevez les parties abîmées, coupez tiges et feuilles en petits morceaux.
    Mettez les légumes dans une casserole, ajoutez le bouillon, et mouillez d’eau à hauteur.
    Portez à ébullition, puis baissez le feu.
    Faites cuire pendant une petite demi heure, et mixez.

    La brioche la plus facile du monde

    Il y a environ deux mois, tentée par les réalisations culinaires de ma cousine C., j’ai investi dans une machine à pain. (Bon, la version neuve coûtant un bras, j’ai surtout sauté sur une bonne occasion sur le bon coin.) Depuis, je la mets bien à l’épreuve, en testant les recettes de pains et brioches que j’ai accumulées sur mon compte
    Pinterest sans jamais oser vraiment les tenter, faute de temps.

    Le plus souvent, je me fais du pain relativement sain, à base de mélanges divers et variés de farine complètes ou non. Mais de temps à autres, je me lance dans des recettes plus complexes (comme ici, par exemple). Et ce week-end, j’avais envie de brioche bien beurrée, bien gonflée, à faire griller le matin pour déguster avec du bon beurre demi-sel. J’ai donc testé cette recette, avec un résultat plutôt conforme à mes attentes.

    Elle est pas belle, ma brioche?

    Pour une grosse brioche, ou deux de taille normale
    Ingrédients
    500g de farine T 65
    20cl de lait
    70g de beurre demi-sel en morceaux
    60g de sucre en poudre
    2 oeufs entiers + 1 jaune pour la dorure
    1, 5 càc de sel fin
    2 sachets de levure de boulanger instantanée

    Étape 1
    Dans la cuve de la machine à pain, versez dans l’ordre le lait, les oeufs, le beurre, le sucre, le sel, et la farine.
    Creusez un puits dans la farine, et versez la levure.
    Mettez en marche, programme « pâte levée ».

    Étape 2
    Quand la pâte est prête (chez moi, ça prend 1h21, première levée comprise), versez la sur votre plan de travail fariné.
    Dégazez la pâte (frappez la, pour faire sortir le gaz carbonique né de la première levée), et divisez la en trois morceaux égaux.
    Roulez chaque morceau en forme de boudin assez long.
    Placez les boudins côte à côte, et tressez les sans trop les serrer, en soudant les deux extrémités.

    Étape 3
    Transférez la tresse sur une plaque à pâtisser recouverte de papier sulfurisé, et recouvrez la d’un torchon humide.
    Laissez la lever 45 minutes à proximité d’une source de chaleur.

    Étape 3
    Badigeonnez la tresse de jaune d’oeuf additionné d’un peu de lait. (Cette étape n’est pas indispensable, mais sans elle votre brioche ne brillera pas, comme ça a été le cas pour moi.)
    Enfournez à 180º pour 25 minutes, sans préchauffage.

    Le lendemain, trois jolies tranches grillées

    Contentement culinaire

    Il y a des jours comme ça, où vous êtes dans votre cuisine comme un gamin devant ses cadeaux de Noël. Ça peut être à cause d’un nouvel appareil qu’est-trop-top-qui-fait-tout, d’une recette qu’est-trop-bonne-qu’en-plus-qu’est-trop-facile, ou comme moi jeudi soir au sortir de l’AMAP parce qu’enfin vous allez pouvoir goûter de la courge butternut.

    On a tous ses petites obsessions, hein? Et bien moi, depuis quelques hivers déjà, c’est cette courge longue et ventrue, dont le goût est régulièrement vanté dans les magazines culinaires. Avant l’AMAP, je n’en avais jamais acheté, car je la trouvais trop chère. Après l’AMAP, je n’en avais pas acheté, parce que je me refuse à acheter des légumes supplémentaires. Mais maintenant ça y est, la butternut trône fièrement dans mon panier!

    Et qu’en ai-je fait, me direz-vous? Ce joli crumble de butternut au chèvre, inspiré des deux recettes suivantes, pour la cuisson de la courge, et pour le crumble.

    Jaune et blanc, moelleux et croustillant, miam!

    Ingrédients
    1 butternut de taille moyenne
    150g de fromage de chèvre frais
    50g de farine de blé complète T 150
    50g de farine de seigle
    80g de parmesan râpé
    100g de beurre demi-sel
    Sel, poivre
    Huile d’olive
    Épices pour pain d’épices

    Étape 1
    Lavez la butternut, coupez la en gros quartiers, et retirez les graines.
    Quadrillez la chair. (Cela va permettre de réduire le temps de cuisson, et de faire pénétrer l’assaisonnement.)
    Placez les quartiers dans un plat à four, arrosez d’huile d’olive, salez, poivrez, saupoudrez d’épices à pain d’épices.
    Enfournez à 190º pour 40 minutes.

    Quand c’est bien rôti, c’est prêt!

    Étape 2
    Pendant que la butternut cuit, préparez le crumble.
    Dans un saladier, versez les farines et le parmesan.
    Salez, poivrez et mélangez.
    Ajoutez le beurre froid coupé en morceaux, et mélangez jusqu’à obtenir un crumble grossier.
    Laissez reposer au réfrigérateur jusqu’à ce que la butternut soit prête.

    Étape 3
    Débarrassez les quartiers de butternut sur une assiette, et laissez refroidir une dizaine de minutes. (Vos mimines vous diront merci.)
    Raclez la chair avec une cuillère, et placez la dans un plat à gratin.
    Écrasez la grossièrement.
    Recouvrez de gros morceaux de chèvre frais, puis du crumbke.
    Enfournez à 180º pour 20 minutes, ou jusqu’à ce que le crumble soit bien doré.

    Et pour allez avec? Essayez ce velouté de blettes au lait de coco.

    Une petite soupe toute verte, lisse et légère


    La recette de départ, c’est ici.

    Ingrédients
    500g de blettes (cotes et feuilles)
    2 petites pommes de terre
    1 oignon
    1 gousse d’ail
    1 morceau de gingembre frais de la taille d’un pouce
    1 bouillon de légumes
    1 litre d’eau
    20cl de lait de coco
    Huile d’olive

    Recette
    Dans une grande casserole, faites revenir l’oignon émincé, le gingembre et l’ail coupés en petits morceaux dans un peu d’huile d’olive.
    Lavez les blettes et émincez les.
    Épluchez et lavez les pommes de terre, coupez les en petits morceaux.
    Ajoutez les légumes dans la casserole, ajoutez le bouillon et arrosez d’un litre d’eau.
    Portez à ébullition, puis baissez le feu.
    Laissez cuire une vingtaine de minutes.
    Quand les pommes de terre sont fondantes, ajoutez le lait de coco et poursuivez la cuisson 2 minutes.
    Mixez finement.