La tentative (ratée) du sans gluten

Pour ma fin de semaine,  en plus de cuisiner végétarien,  j’avais décidé de me lancer dans un essai sans gluten.  Sitôt pensé,  sitôt fait: plutôt que de racheter de la farine de blé,  j’ai choisi de faire une pâte à tarte avec le paquet de farine de riz complet qui trône dans un de mes placards depuis que j’ai commencé à faire une percée dans le monde de la cuisine ultra saine.

Donc, j’ai simplement repris ma recette habituelle (que vous retrouverez ici), en remplaçant la farine,  et en utilisant de l’huile d’olive plutôt que du beurre (tant qu’à faire sain, autant aller jusqu’au bout). Hop, tous les ingrédients dans le tupperware, et on  ajoute de l’eau chaude… et la première surprise est là: la levure commence à bouillonner. Ok, on va mette ça sur le coup de la chaleur (il fait entre 25 et 27º ces derniers temps dans l’appart), donc on se reprend,  on ferme le récipient,  et on commence à agiter pour former la pâte. Et au bout de quelques secondes,  bam, explosion de tupperware, et copieux arrosage de pâte dans toute la cuisine. On garde son calme,  c’est pas grave , on reprend la pâte à la main,  on fait une boule grossière,  et au frigo pour une heure de repos.
Après une heure,  la galère continue: impossible de faire une boule correcte, la pâte n’arrête pas de se casser. Tant pis, on fait comme on peut, la boule va direct dans le moule,  et on étale avec les doigts, façon shortbread.
Au final,  après cuisson,  c’est bon, mais avec une texture beaucoup trop cassante. Impossible de faire une part à peu près correcte.
Conclusion?  La prochaine fois que je veux tenter le sans gluten, je consulte d’abord ma cousine C., pro en la matière.  Et pour mes pâtes à tarte, je vais ici, pour trouver des vraies bonnes recettes.

Allez,  comme ma tarte était bonne quand même,  je vous donne ma recette:
Ingrédients
1 pâte à tarte salée sans gluten
2 fenouils
2 carottes
200g de feta
250g de faisselle à 0%
3 oeufs
Sel
Poivre
Muscade râpée

Étape 1:
Étalez votre pâte dans un moule à tarte, et laissez la reposer au frigo ou au congélateur.
Épluchez,  lavez et coupezben petits morceaux les légumes.
Égouttez et coupez la feta en gros cubes.

Étape 2:
Dans un grand saladier,  battez les oeufs en omelette.
Ajoutez  la faisselle, et mélangez au fouet (pas besoin d’avoir une texture trop lisse).
Ajoutez les épices.
Terminez en incorporant les légumes et la feta.

Étape 3:
Sortez votre moule du frigo/congélateur.
Versez dedans le mélange aux légumes.
Enfourner à 220º pour 35 minutes.

Et voilà le résultat:

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Tarte fenouil, carottes, feta

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AMAP, premier bilan

Jeudi dernier,  j’ai fêté mon premier cycle à l’AMAP: cinq semaines déjà que j’y participe. Ça vaut bien un petit bilan, non?

Coût
Il y a cinq semaines,  je me posais la question de savoir si, en allant chercher mes légumes chaque semaine,  je ferais des économies.  Et bien,  la réponse est « pas vraiment ». Dans les faits,  je dépense bien une dizaine d’euros de moins le jour de mes courses. Mais il faut compter que, toutes les cinq semaines,  l’association encaisse un chèque de 40 €. Au final donc, on est à peu près au même budget qu’au départ (moins un à deux euros selon les semaines).

Contenu des papiers
La qualité du contenu des paniers ne s’est pas démentie depuis le début. Les produits sont frais (et un peu moins boueux ces derniers temps), et se conservent sans peine sur la semaine.
Niveau quantité,  c’est largement suffisant pour une seule personne,  si tant est que vous aimez ne manger presque que des légumes tous les jours (le petit panier auquel je suis abonnée contient 4 légumes différents,  soit un total d’environ 2 kilos).  Personnellement,  j’ai toujours acheté très peu de viande pour cuisiner chez moi, donc aucun souci.
Niveau diversité,  c’est satisfaisant,  du moins pour l’instant.  J’avais peur de manger la même chose chaque semaine,  mais le producteur fait plutôt tourner ses légumes,  ce qui évite de trop se lasser. Le seul hic, c’est la salade verte hebdomadaire; je n’en ai jamais été une grande fan, et je commence à me demander si je ne vais pas essayer de la donner à quelqu’un de mon entourage,  parce que je commence à en avoir un peu assez.
Un des avantages de l’AMAP, c’est également la découverte. Grâce à mon abonnement,  j’ai pu apprendre à cuisiner le chou-rave et le chou pointu,  avec des résultats plutôt appétissants.

Organisation
Aller à l’AMAP, c’est finalement changer l’organisation de ses repas de la semaine.  Il faut en effet faire le deuil de l’idée de cuisiner ce qui nous fait envie quand ça nous fait envie,  et accepter de composer ses recettes plutôt en fonction de ce qu’on a. Pour le moment,  ça ne me pose pas trop de problèmes,  mais je commence à redouter le moment où je serais face à un légume que je n’aime pas.

Pour finir,  la recette de la semaine,  poêlée de pommes de terre,  chou pointu et lardons
Ingrédients
5 grosses pommes de terre
1 chou pointu
200g de lardons fumés
1 grosse poignée d’oignon surgelés
25g de beurre

Étape 1
Épluchez les pommes de terre et coupez les en gros quartiers.
Enlevez les feuilles extérieures du chou, coupez la base et taillez le en lanières.
Lavez les pommes de terre et les lanières de chou. Réservez ces dernières dans une passoire.

Étape 2
Faites pré-cuire les pommes de terre dix minutes dans une grande casserole d’eau bouillante salée.
Sortez les pommes de terre de la casserole à l’aide d’une écumoire et réservez les.
Versez l’eau de cuisson des pommes de terre, encore cgaude, sur le chou. (Blanchissage express! )

Étape 3
Dans une sauteuse,  faites revenir les lardons à feu vif cinq minutes
Ajoutez l’oignon,  et poursuivez la cuisson 3 minutes.
Pendant ce temps,  coupez les pommes de terre en gros cubes.
Au bout des trois minutes, ajoutez le chou, les pommes de terre et le beurre dans la sauteuse.
Faites cuire à feu vif une grosse quinzaine de minutes.

Au sortir de la plaque,  ça donne ça:

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Poêlée de chou pointu, pommes de terre et lardons

Un petit tour au balcon

Ça vous tente?
Après le déluge de ces dernières semaines (inondations,  anyone?), on a bien envie de profiter des quelques rayons de soleil de ce printemps pourri pour buller tranquille en extérieur,  non? Cette semaine,  j’ai donc décidé de vous faire profiter de mon petit pré carré à moi, sympathiquement installé au dernier étage,  plein sud.

Quand j’ai décidé de changer de maison l’an dernier,  l’accès à un extérieur faisait partie des critères incontournables. J’aurais volontiers rogné sur mes envies de baignoire,  sur les mètres carrés, voire sur le parking (tant qu’on reste en centre ville,  trouver une place tranquille est largement faisable dans ma banlieue), pour accéder à un balcon/logia/terrasse/jardin. Et à la loterie de la recherche immobilière,  j’ai été chanceuse: 9 mètres carrés de terrasse, donnant sur une rue à sens unique, presque sans vis-à-vis.

Bon, comme toute chose, mon petit coin de bonheur a quelques défauts: il est en triangle (60cm de large à un bout,  2 mètres à l’autre), pas super séparé de chez les voisins (sympa pour l’intimité,  le muret de 50 cm de haut entre les deux terrasses),  et ne dispose que d’un accès, idéalement placé du plus petit côté du triangle. Mais cela ne m’a pas empêché de me constituer un petit havre de verdure, qui sera idéal quand l’été se décidera à arriver (si, si, il paraît que c’est dans dix jours).

Les plantes
Je vous le dis tout de suite,  quand j’ai constitué mon stock de plantes,  je ne m’imaginais pas le boulot que ça demande de tout entretenir, donc je me suis légèrement lâchée sur le nombre de pieds à fleurs et à fruits.  Quelques semaines plus tard, je commence à me dire que j’irais mollo l’an prochain,  parce que mine de rien, je passe au moins une demi heure à une heure par jour à tailler, palisser, arroser,  soigner, récolter toutes mes protégées.

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La clique du fond: groseillier, jasmin, hellébore

Le fond du balcon,  c’est l’endroit le plus problématique: groseillier et hellébore sont envahis de pucerons, le jasmin pousse à n’en plus finir, et tout derrière,  dans la petite jardinière,  j’ai découvert des gros champignons tout moches.

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Les mignonnes du milieu: mandarinier, fraisier, géranium, dahlia

Le milieu,  c’est le coin des forcenés de la pousse: déjà une dizaine de fraises récoltées,  des fleurs qui s’ouvrent tous les jours, et un bébé mandarinier qui a l’air décidé à faire des fruits dès cet automne.

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Celles du devant: herbe à chat, tomates, laurier thym

Devant la porte fenêtre,  voilà les survivants: le laurier, qui pousse toujours même si je ne m’en suis quasiment pas occupée de l’hiver, Rosalie le plan de tomates venu d’Ikea qui fait une remontée spectaculaire après être quasiment mort de froid au mois de mai, l’herbe qui résiste encore et toujours aux assauts de Chachat.

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Last but not least, celle qui reste à l'ombre du toit: azalée du Japon

La petite dernière,  l’azalée, isolée des autres parce qu’elle ne supporte pas le plein soleil.

Et les meubles, dans tout ça?
Vous vous imaginez bien que je ne vais pas me contenter de m’asseoir par terre parmi mes plantes.

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Fauteuil copacabana noir, et petit fauteuil en rotin vintage

Quand il fera beau,  je pourrais sortir ces deux jolies petites assises. Et les accompagner de cette table basse

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Table en rotin, vintage

Vivement l’été!