Pâtisserie du week-end

Pour ce week-end, j’avais une envie de gâteaux aux fruits bien garnis.  Et comme c’est bientôt l’été (mais si, mais si), mais que le temps est plutôt à l’automne,  j’ai cherché quelque chose qui mixe fruits rouges et épices chaleureuses. 

En errant sur Pinterest, j’ai donc trouvé ça, soit des scones framboise-gingembre-cannelle-muscade.
Avant de vous donner la recette, deux petites précautions:
– on parle là de scones américains,  qui diffèrent légèrement de leurs cousins anglais.  Si les proportions des recettes sont assez semblables,  le résultat est assez radicalement différent.  Les américains sont en effet plus denses et plus sucrés, et se prêtent plus à une dégustation simple qu’à être accompagnés de confiture ou crème.
– la recette initiale est mesurée en « cups ». J’ai pour ma part fait un mix entre « cup » (on dit merci au géant suédois qui vend des outils de mesure adaptés) et pesée en grammes. Mais comme je suis gentille,  j’ai tout pesé et je vous livre donc une recette adaptée aux ustensiles français.

Pour une petite vingtaine de scones
Ingrédients
298g de farine
140g de flocons d’avoine
145g de beurre demi sel
125ml de lait d’amande
2 oeufs
70g de sucre
200g de framboises surgelées
1cas de levure chimique
1/2cac de bicarbonate de soude
1cac de jus de citron
1/2cac de cannelle
1/2cac de gingembre
1/4cac de muscade

Étape 1:
Dans un saladier,  mélangez la farine,  l’avoine,  le sucre, la levure, le bicarbonate et les épices.
Dans un petit récipient,  mélangez le lait et le jus de citron, et laissez reposer une dizaine de minutes.

Etape 2:
Ajouter le beurre bien froid en morceaux dans le mélange des ingrédients secs, et mélangez avec les doigts jusqu’à obtenir une texture de crumble assez fin.
Battez les oeufs et ajoutez les au mélange lait-citron après repos.

Étape 3:
Versez le mélange lait-oeufs dans le grand saladier,  mélangez avec une cuillère en bois jusqu’à obtenir une pâte homogène (si elle vous semble collante, c’est normal).
Ajoutez les framboises encore surgelées,  mélangez.

Étape 4:
Déposez des boules de pâte sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé.  (Vous pouvez vous aider d’une cuillère à glace pour façonner les boules, c’est très rapide et les scones seront buen calibrés).
Enfournez à 200º pour 15 à 20 minutes.

Et voilà le résultat

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Le nouveau chouchou de la cuisine

Je me dois de commencer ce post par une confession: j’adore les croques-monsieur maison.  C’est une des quelques préparations à base de viande dont j’aurais du mal à me passer. Et pourtant,  en temps normal,  je n’apprécie pas du tout le jambon (goût bizarre,  trop salé,  et ne me parlez même pas de couenne), et je n’ai presque jamais de fromage râpé dans mon réfrigérateur. Mais donnez moi un bon croque, tout chaud sorti de l’appareil,  et je le mangerais sans me poser de questions.

Le problème,  c’est que je n’aime que les croques cuisinés avec un appareil ad hoc. Au four ou à la poêle,  je trouve que le pain sèche trop, et que fromage et viande ne se mélangent pas correctement.  Depuis plusieurs années donc, j’avais renoncé à en manger à la maison.  Certes,  vous pourriez me dire que j’aurais tout à fait pu m’acheter l’appareil en question.  Ok, mais j’ai toujours eu quelque chose de mieux à faire que dépenser entre 40 et 80 Euros pour un ustensile qui m’aurait servi, au mieux,  une à deux fois par mois.

Tout cela,  c’était sans compter sur ma mère qui, après m’avoir entendu râler pendant toutes ces années,  en a eu assez et m’a, pour mon dernier anniversaire,  offert ça:

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Mon nouveau joujou

Si vous voulez connaître les caractéristiques de l’appareil,  son prix, etc, c’est par .

Depuis quelques semaines,  je peux donc enfin m’imaginer faire ma propre pile de petits sandwiches tout chauds, au fromage bien filant, mais aussi des gaufres,  des pancakes, des petits gâteaux,  et tout plein d’autres choses aussi rapides à faire que peu diététiques.
Parce que mon nouveau joujou,  il m’a été livré avec tout ça:

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À droite, mes cinq ensembles de plaques

Cinq paquets de plaques,  choisis parmi les douze possibilités disponibles pour le Snack collection.

Comme vous pouvez vous en douter,  je n’ai pas attendu longtemps avant de tester mon nouvel appareil. Pour le moment,  je l’ai utilisé (bien évidemment) pour des croques-monsieur classiques, des pancakes et des gaufres. Je vous donnerais donc mon avis à la lumière de ces trois recettes.

Les croques
Pour cette première utilisation,  je l’avoue,  je n’ai fait qu’observer ma soeur.  Les croques ont été faits en utilisant la plaque nº2, qui permet de diviser en deux après cuisson les sandwiches.

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Plaque à croques-monsieur nº2

Visiblement,  dans cette utilisation particulière,  c’est assez simple.  Il suffit de préparer les croques, les poser sur la plaque du bas, fermer l’appareil et attendre l’apparition du voyant vert indiquant la fin de la cuisson.
Côté goût et texture,  il fallait s’ y attendre,  c’est nickel. Très pratique également quand vous avez des petits à table, pour éviter qu’ils ne mangent trop.

Les pancakes
Pour cette recette,  j’étais un peu dubitative.  Je ne voyais pas nécessairement l’intérêt de faire dans un appareil ce qui se fait déjà très rapidement à la poêle.
Ce premier test entièrement fait par moi m’a pourtant convaincue.  La recette proposée par le fabricant est très rapide,  et excellente au goût (j’ai quand même rajouté un sachet de sucre vanillé à la préparation initiale,  histoire de ne pas être trop tentée d’ajouter quelque chose sur les pancakes après cuisson). La cuisson en elle-même peut paraître un peu longue (comptez une grosse demi heure pour une vingtaine de petites crêpes), mais le gros avantage de l’appareil,  c’est que tous les pancakes ont la même taille,  et un aspect digne de ceux qu’on peut manger dans le commerce.

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Pancakes tout chaud

Les gaufres
Dernière recette testée à ce jour, et les premiers ennuis.
La recette en elle-même est une nouvelle fois très bonne,  et la pâte a un excellent aspect après le repos d’une heure préconisée.  C’est à la cuisson que ça se gâte.  Au premier essai, avec une louche de pâte,  c’est la bérézina: une fois l’appareil fermé,  la pâte crue coule par tous les interstices possibles, se colle aux parois, et rentre dans la partie où se trouvent les résistances qui chauffent les plaques.  Les dix autres fois (une fois encore,  la recette est calibrée pour une vingtaine de pièces), ce n’est pas beaucoup mieux: pas moyen d’obtenir une gaufre d’aspect correct. Trop de pâte,  ça coule; un peu moins, ça fait des trous.
Bref, ça goûte bon, mais c’est relativement moche.

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Pile de gaufre, un dimanche soir

Mon verdict final?
– Un très bon appareil,  qui permet de faire des recettes variées en utilisant les différentes plaques vendues (pour ma part,  il me reste encore à tester les petites bouchées).
– Des recettes de base faciles et qui goûtent bon.
– Un petit bémol pour la cuisson,  qui peut demander quelques essais avant d’être complètement maîtrisée.

L’aventure amapienne a commencé

Comme je l’avais indiqué dans un précédent post (Un air de printemps dans ma cuisine), j’ai adhéré à l’AMAP de ma ville pour la saison 2016-2017. En plus de ma cotisation,  je me suis engagée à prendre un panier de légumes par semaine, et deux fromages de chèvre chaque mois.

Ce jeudi,  je me suis donc rendue à la salle communale empruntée par l’association,  à 19h pétantes,  pour ma première distribution.

Il y avait quoi?
La même ambiance que la dernière fois, chaleureuse et gentiment foutraque, même si on sent derrière une organisation bien rodée : dès que les produits arrivent et que les étals se remplissent, les files se constituent, on annonce le titre de son abonnement -dans mon cas, un lot au stand chèvre, et un petit panier aux légumes-, on ouvre son panier, et hop, il est rempli, une petite signature sur le registre, circulez Madame c’est fini.

Des producteurs très aimables et serviables, qui, il faut bien l’avouer, semblent tout droit sortis d’un reportage du JT de Jean-Pierre Pernaut. Dans ma file, j’ai eu le droit au maraîcher, entrepreneur dynamique, bien propre sur lui, du bout de ses boots à sa doudoune sans manches, et au fromager, silhouette émaciée dans ses vêtements trops grands, avec un bouche à faire rêver tout odontologue de passage.

Des produits « plus frais tu meurs ». La distribution de l’AMAP, en effet, c’est là où tu t’apercois que tu n’as jamais rencontré de légume dans son état naturel. Parce que, même quand tu vas au marché, même quand tu hantes les allées de la Biocoop ou du Natureo du coin, tu ne te retrouves pas à devoir laver ta cuisine de fond en comble parce que tes bottes de carottes et navets ont foutu de la boue partout. Quand tu vas à l’AMAP un jour de pluie, il faut faire une croix sur le joli sac de courses, et prévoir une bonne demie heure en rentrant pour tout nettoyer avant de mettre au frigo.

J’en ai rapporté quoi?
Deux fromages de chèvre affinés, tellement bons que je regrette d’avoir opté pour seulement un lot par mois!
Un kilo de pommes de terre de garde
Une botte de navets nouveaux
Une botte de carottes primeur
Une salade

Et j’en ai fait quoi?
Les pommes de terre sont passées à la casserole le soir même: épluchées, coupées en morceaux, un peu d’huile et de paprika, 45 minutes au four à 200º.

Les navets ont été intégrés avec quelques carottes et un chèvre dans une tarte tatin.

Les carottes serviront en salade, avec des betteraves et des oranges (et peut-être un peu de feta).

Le reste de salade sera cuit avec les fanes de carottes, pour faire une soupe.

Pour terminer: tarte tatin aux navets, carottes et chèvre
La recette est inspirée de celle-là.

Ingrédients
Pour la pâte
200g de farine
1 càc de levure chimique
100g de beurre salé fondu
10cl d’eau chaude
Pour la garniture
1 botte de navets nouveaux
2 carottes nouvelles
Environ 1 petit fromage de chèvre affiné
20g de beurre
3 càs de miel
3 càs d’huile d’olive

Étape 1: la pâte
Dans un tupperware qui ferme, versez tous les ingrédients de la pâte, dans l’ordre indiqué.
Agitez le tupperware horizontalement, puis verticalement quelques secondes.
Lorsque la boule de pâte est formée, mettez le tupperware au frigo pour faire reposer la pâte.

Étape 2: la garniture
Épluchez et lavez les navets.
Faites les cuire dans une grande casserole d’eau bouillante une dizaine de minutes.
Égouttez les navets et rafraîchissez les sous un filet d’eau froide.
Coupez les navets en rondelles le plus finement possible.
Épluchez et lavez les carottes.
Avec un économe, découpez les carottes en lanières.
Dans une grande poêle, faites fondre le beurre avec l’huile.
Ajoutez le miel et mélangez.
Faites dorer navets et carottes dans le mélange (une quinzaine de minutes environ)
Découpez le chèvre en tranches fines.

Étape 3: le montage
Recouvrez le fond d’un moule à tarte de papier sulfurisé (le papier doit couvrir les rebords du moule).
Disposez les navets et les carottes.
Recouvrez de tranches de chèvre.
Étalez la pâte, et recouvrez en le tout.
Enfoncez les bords de la pâte sur tout le tour du moule, pour qu’elle enveloppe bien les légumes. Faites cinq petits trous sur la pâte.
Enfournez à 200º pour 35 minutes.
Laissez reposer quelques minutes, et retournez sur un plat.

Au final, ça donne ça:

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Tatin de navets et carottes au chèvre