Ich bin ein Berliner

Ou comment, comme ce cher JF Kennedy, lors des deux semaines précédentes, je me suis transformée en beignet rond fourré à la confiture.

Plus sérieusement, j’ai eu l’occasion la veille de mon départ de Berlin de tester une nouvelle manière de visiter la ville, le food tour.
Comme l’anniversaire de ma grande soeur tombait lors de mes vacances chez elle, j’avais en effet décidé de lui faire un cadeau un peu original, en nous prenant deux places pour la visite organisée par BiteBerlin.

Bon, je l’avoue, depuis huit ans que je vais régulièrement à Berlin (entre deux et trois fois par an), je connais quand même assez bien les habitudes culinaires de la ville. Je sais par exemple qu’on peut se placer directement où on veut en entrant dans un restaurant, ou que les Berlinois déjeunent et dînent tôt, mais qu’ils snackent tout au long de la journée, bien aidés en cela par les nombreux stands présents un peu partout dans les stations de métro. Je connais aussi quelques bonnes adresses, et les endroits où faire mes courses à toute heure du jour et de la nuit (vous voulez savoir? Kaufland à Gesunbrunnen est ouvert jusqu’à minuit cinq jours sur sept, Edeka dans la gare de Friedrich Strasse vous sauve la vie le dimanche, et vous pouvez aussi tenter votre chance à Zoologisher Garten sous les voies de chemin de fer, si vous n’avez pas trop peur des junkies).

En bref, je n’attendais pas forcément grand chose de ce tour, et j’avais même peur de ne voir que les grands clichés de la cuisine allemande.
Et bien, j’ai vite été detrompée!

BiteBerlin, d’abord, c’est une toute petite entreprise, composée de Sam, qui a lancé le concept, et de Helen, qui nous a accueillies pour cette visite. La visite, ensuite, c’est un groupe de dix personnes maximum, pour assurer un vrai contact entre le guide et les participants, et entre les participants entre eux, et un total de 6 arrêts, en trois heures. Entre chaque pause gastronomique, on marche (sans excès, puisqu’on ne passe que dans deux quatriers limitrophes, Hackeschermarkt et Prenzlauerberg), et la guide nous parle de l’histoire des plats que l’on teste, mais aussi de son expérience culinaire de la ville. Cette dernière dimension était particulièrement intéressante ave Helen, puisqu’elle est pâtissière à Kreuzberg lorsqu’elle n’encadre pas les tours.

Maintenant que vous avez le contexte,rentrons plus précisément dans le coeur de ce qui fait l’expérience BiteBerlin, à savoir la cuisine berlinoise!
Ce qui m’a beaucoup plu, c’est le mélange fait par les organisateurs entre les grands classiques (une boulette de chez Lindner, un des traiteurs les plus connus de la ville, qui exerce depuis les années 50, une currywurst d’un Imbiss (petit stand où l’on peut acheter de la nourriture à consommer sur place, souvent debout, ou à emporter) typique), et les endroits moins connus des touristes, mais très appréciés des Berlinois (un vietnamien très roots, par exemple, réputé pour ses burgers à la sauce asiatique, qui mélangent steack de boeuf, sauce au nuocmam, et pain à la farine de riz cuits à la vapeur). 

Lindner, traiteur à Hackeschermarkt

Comptez aussi sur quelques anecdotes historiques (savez-vous ainsi que le kebab a été inventé à Berlin dans les années 70, pour éviter que les ivrognes du samedi soir ne cassent tout dans le premier restaurant turc de la ville?), et un final très pétillant, dans un bar à l’allure soviétique (et non, ce ne sera pas de la bière, mais un autre alcool pétillant très apprécié des Allemands).

Le Schwarze pumpe, à Preznlauerberg

Bref, trois heures qui passent comme un charme, et dont on a pas vraiment envie qu’elles s’arrêtent. Un dernier conseil? Réservez tôt si possible, car les tours se remplissent vite, et n’hésitez pas à faire l’impasse sur le déjeuner avant de partir!

Encas berlinois

Les vacances continuent, et je me trouve à présent chez ma grande soeur à Berlin. Comme toujours dans ma famille, on en profite pour cuisiner, cette fois à la manière berlinoise.

Inspirées par Das grosse Backen (la version allemande du Meilleur pâtissier de M6), on s’est lancées il y a quelques jours dans la réalisation d’un des encas favoris des Allemands, les Laugenbrezels, en partant de la recette de l’émission.

Laugenbrezels, tout juste sortis du four

Pour une dizaine de bretzels, de 90g chacun
Ingrédients
510g de farine
255 ml d’eau tiède
42g de levure de boulanger fraîche
21g de beurre doux
2 càs de sel
1 1/2 càs de sucre
1 paquet et demi de levure chimique
1,5 l d’eau bouillante
2 càs de bicarbonate de soude
Gros sel

Étape 1
Émiettez la levure de boulanger dans l’eau tiède, et mélangez jusqu’à complète dissolution.
Dans le bol d’un robot muni d’un crochet spécial pour pâtes levées, versez la farine, le beurre coupé en petits morceaux, la levure chimique, et le sucre. Mélangez à petite vitesse.
Quand les ingrédients semblent bien incorporés, ajoutez le mélange eau-levure. Mélangez jusqu’à obtenir une boule de pâte.
Ajoutez le sel, et mélangez de nouveau.

Étape 2
Sortez la pâte du robot, et pétrissez la à la main, jusqu’à ce qu’elle soit bien lisse.
Faites reposer la pâte jusqu’à ce qu’elle ait au moins doublé de volume.

Etape 3
Une fois la pâte bien levée, pétrissez la une dernière fois, et divisez la en pâtons d’environ 90g.
Étalez chaque pâton de manière à obtenir un cordon de pâte d’environ 30cm de long, plus épais au centre qu’aux bords.

Pâtons et cordon de pâte

​Nouez les cordons un par un pour leur donner la forme d’un bretzel.

Bretzels formés

Étape 4
Dans une grande casserole, portez à ébullition 1,5l d’eau et le bicarbonate de soude. Laissez bouillir 10 minutes.
À l’aide d’une écumoire, placez les bretzels deux par deux dans l’eau bouillante, et laissez les immergés pendant 30 secondes.

Brezels en train de pocher


Faites égoutter les bretzels sur une grille, et laissez les reposer 10 à 15 minutes.

Deuxième pousse, après le pochage

Étape 5
Saupoudrez les bretzels de gros sel, et enfournez les à 200º pour 15 à 20 minutes, jusqu’à ce qu’ils soient bien bruns.
Une fois cuits, conservez vos bretzels dans une boîte hermétique, emballés dans un torchon.

En vacances, le sucre est de sortie! 

Dans ma famille,  vacances rime souvent avec cuisine,  et encore plus souvent avec pâtisserie.
Cette semaine, je vous livre donc les trois recettes que nous avons testées avec ma soeur dans la cuisine parentale.

Gâteau à la semoule
La recette originale est ici.

Un bon gros gâteau, tout gonflé et bien moelleux



Ingrédients
200g de farine
200g de sucre en poudre
100g de semoule de blé fine
75g de beurre doux
2 oeufs
330g de lait demi écrémé
Le zeste et le jus d’1 citron
2 càs d’arôme naturel de vanille
1 sachet de levure chimique

Étape 1
Faites ramollir le beurre quelques secondes au micro-ondes.
Dans un grand saladier, battez le beurre et le sucre jusqu’à obtenir une texture crémeuse.
Ajoutez les oeufs, la vanille et les zestes du citron.

Étape 2
Ajoutez la farine et la semoule, mélangez bien.
Ajoutez la levure.
Finissez par le lait et le jus de citron.
La pâte est très liquide, c’est parfaitement normal.

Étape 3
Versez la pâte dans un moule à fonds amovible de 20 cm de diamètre. (plus le diamètre du moule sera petit, plus le gâteau sera gonflé)
Enfournez à 180º pour 40 minutes.

Fondant chocolat-groseilles
Un bon moyen pour écouler le restant d’une cueillette monstre de groseilles. La version originale est ici.

Un gâteau bien chocolaté, réveillé par le peps des groseilles fraîches



Ingrédients
180g de chocolat à pâtisser
200g de groseilles fraîches
100g de beurre demi sel
80g de sucre en poudre
50g de farine
2 oeufs
1/2 sachet de levure chimique

Étape 1
Faites fondre le beurre et le chocolat au bain-marie.
Mélangez les oeufs et le sucre dans un grand saladier, et ajoutez la farine et la levure.
Finissez avec le mélange chocolat-beurre.

Étape 2
Versez la moitié de la pâte au chocolat dans un moule à cake.
Ajoutez les groseilles, de manière à constituer une couche égale.
Versez la deuxième moitié de la pâte au chocolat.

Étape 3
Enfournez à 200º pour 30 minutes.

Gelée et confiture de groseilles
La recette de mamie Montlouis

Gelée bouillonnante, réussite assurée



Ingrédients
Le même poids de groseilles que de sucre à confiture.

Étape 1
Placez une assiette au réfrigérateur (elle servira à tester la cuisson de la gelée)
Dans une casserole, faites cuire les groseilles avec un fond d’eau, jusqu’à ce qu’elles éclatent.
Laissez refroidir quelques minutes.

Étape 2
Passez les fruits, de manière à dissocier le jus de la pulpe. Vous pouvez utiliser une passoire très fine, ou les écraser dans un torchon fin et propre.
Remettre le jus et la pulpe à cuire dans deux casseroles différentes avec leur poids en sucre.
Pour le jus (qui va donner la gelée), la cuisson est achevée lorsqu’une goutte, versée sur une assiette bien froide, fige.
Pour la pulpe (qui va donner la confiture), la cuisson est achevée lorsque le mélange prend une consistance épaisse et sirupeuse.

Étape 3
Versez gelée et confiture dans des pots adaptés, et recouvrez de parafine ou scellez les pots et retournez les jusqu’à refroidissement.